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Quelques documents pour compléter nos propos
Lettre du chanoine Barbe (1902) : Nous savons que l'orgue de Mirepoix a failli être non pas des frères Link, mais de la maison Puget. En effet, des études et devis avait déjà été faits par cette maison toulousaine.
Mais alors, pourquoi avoir fait construire cet instrument par la maison allemande Link, alors que le sentiment général était au nationalisme anti-germanique ? Une lettre du Chanoine Barbe, bien que fragmentaire, nous éclaire quelque peu sur ce mystère, nous laissant entrevoir une lente dégradation des liens entre la paroisse de Mirepoix et la maison Puget.
Elle a été retrouvée par Martine Rouche, dans les archives diocésaines de Pamiers.
Nous publions cette lettre dans son intégralité.

Quelques repères : Le chanoine Gaston fit acheter l'orgue de l'abbaye de Frigolet en 1882 (20 jeux), confié à la maison Puget. Le chanoine Barbe était supérieur au petit séminaire, et fut chargé par le chanoine Gaston d'harmoniser la boiserie de l'orgue avec le large emplacement du fond de l'église. Le chanoine Gaston mourut en 1886, et le chanoine Barbe lui succède. Un de ses premiers souhait est d'en finir avec l'affaire de l'orgue.


Mirepoix, le ?? août 1902

Bien cher confrère et ami,

C'est uniquement pour vous être agréable et non pour embellir votre collection que je vous envoie l'image que vous me demandez; elle tient le milieu entre celle que vous a donnée Madame Dumas et la dernière prise à l'occasion du baptême d'une petite nièce en compagnie des assistants vers la fin du mois d'août dernier. Quoique en miniature on la dit ressemblante. Si je puis me la procurer, je vous l'enverrai, il faudrait l'extraire du groupe et l'agrandir un peu. Celle que je vous envoie est photographiée d'après un portrait fait il y a quelques années à Mirepoix par feue Mademoiselle Rocher, aujourd'hui Madame Veuve Commandant Delpech, l'artiste à qui Mirepoix doit la belle peinture du chemin de la croix de son Eglise.

La photographie de Monsieur Dupla n'est plus au presbytère; peut-être la trouveriez-vous chez quelque survivant de sa famille par l'intermédiaire de Monsieur l'abbé Julien doyen d'Ax. Le portrait que vous désirez de Monsieur Chamflour et que vous trouverez sous ce pli est la copie exacte de la toile qui est au presbytère, réduite au 5e __ En voulant trop manipuler la bouche, l'expression a perdu peut-être un peu de sa vivacité.

Quant à la question des orgues sur laquelle vous désirez quelques notes, il faut pour la prendre ab ovo remonter au 20 août 1882, époque où mon prédécesseur de vénérée mémoire Monsieur l'abbé Gaston réunit le Conseil de Fabrique pour lui communiquer les démarches qu'il avait faites en diverses fois et qui aboutirent à l'achat de l'orgue des Prémontrés de l'abbaye de St Michel de Frigolet, après la dispersion du corps religieux par les décrets de Jules Ferry. Cet orgue se composait de 20 jeux formant 952 tuyaux; il fut cédé pour 9.000 francs. Sorti des ateliers de la maison Puget de Toulouse, dix ans auparavant, il fut confié à cette même maison pour les divers travaux de démontage, de transport et de remontage dont le devis s'élevant à la somme de 5.232 fr fut réduit du consentement des parties à 4.000 francs, à la condition que la Fabrique abandonnerait à Messieurs Puget, en totalité, les débris de l'ancien orgue, ainsi que la statue en pierre, mutilée, qui se trouva sur le passage qui conduit à la chapelle de la Congrégation. Les 4.000 fr. étaient à la charge de la Fabrique, ainsi qu'il conste par la délibération du 1er octobre suivant, où la police fut approuvée et acceptée.

L'instrument acquis, où le placer? C'est la 1ère question qui se posait naturellement. Plusieurs projets, pour la résoudre, furent présentés. L'un optait pour la chapelle de St Joseph derrière l'autel, l'autre pour la tribune des chantres, un troisième pour celle qui est en face au-dessus de la sacristie. Dans ce dernier emplacement l'orgue eût été disposé absolument comme dans l'Eglise de Frigolet, et la pose aurait exigé moins de frais. Mais l'aspect grandiose qui saisit l'âme en entrant dans l'Eglise en aurait souffert. On dût s'arrêter au projet seul capable non seulement de ne pas dégrader l'église, mais de l'embellir; il consistait à placer l'orgue contre le mur du fond. Déjà, quelques années auparavant, M. Cavaillé Coll consulté, avait fourni un plan établissant l'orgue dans ce même emplacement sur une tribune, supportée par deux colonnes. Mais ce plan aurait eu l'inconvénient de raccoursir à l'oeil, la nef déjà courte pour sa largeur. De leur côté, M.M. Puget avaient tracé un plan analogue à celui de M. Cavaillé-Coll.

Sur ces entrefaites M. Gaston m'ayant fait, au retour d'un voyage à Toulouse une visite au petit séminaire, voulut avoir mon avis. Je lui promis d'étudier la question. Le soir-même après avoir expédié tout mon monde au dortoir, de 10 heures à 2 heures du matin, et, Dieu aidant, je jetais au crayon et à main levée, sur une simple feuille de papier à lettre, le plan de la montre de l'orgue, qui a prévalu et a été exécuté. J'avais un premier tour de force à faire: conserver la montre de Frigolet selon la volonté bien arrêtée de M. Gaston. Cinq plates-faces unies ensemble et donnant en hauteur 6 mètres 40 centimètres, et en largeur 3 mètres 60 centimètres (à peu près les dimensions de l'ouverture de la chapelle où elle était placée) constituaient cette montre heureusement de style gothique. Sur les 6 m. 80 de hauteur, le soubassement mesurait 2 mètres, il ne pouvait être utilisé en aucune manière, je l'ai refait à neuf en lui donnant un mètre de plus. Restait la partie supérieure ayant 4 mètres 40 (*), qui seule a été conservée; je l'ai élevée en couronnant chacune des 5 plates-faces par une galerie trilobée de 0.50 y compris les petits fleurons qui en ornent la petite corniche. J'ai du en même temps élever les clochetons des montants de la même hauteur, ce que j'ai fait en coupant les montants à la naissance des clochetons et ajoutant les 0.50 centimètres à ces mêmes montants. Une croix dominait la plate-face principale du milieu je l'ai établie sur un dais octogonal de 1m75cent. De hauteur, à colonnes reposant sur un culot de 0.25 centimètres partant du milieu de la galerie ajoutée, qu'il coupe assez gracieusement. Ce premier travail fait, j'ai séparé les deux petites plates-faces: à leur place deux grandes tourelles mesurant 1 mètre 10 de largeur sur 9 mètres de hauteur, flèche comprise ont été établies, flanquées chacune d'une plate-face pareille (pour la hauteur 3m 80 et la largeur 0m.60) à leur voisine. Vient ensuite de chaque côté la petite plate-face de Frigolet mesurant 2m,60 de hauteur sur 0m,60 de largeur (en ajoutant la petite galerie trilobée la hauteur devient 3m,10) ___ Puis de chaque côté, une petite plate-face de 3m,90 de hauteur sur 0m,32 de largeur, à la suite, de chaque côté, une tourelle moyenne ayant 0m,80 de largeur sur 7 mètres de hauteur flèche comprise, chacune flanquée d'une plate-face pareille à la voisine c.à.d. ayant 3m,90 de hauteur sur 0m,32 de largeur. Puis, pour la symétrie, vient une plate-face pareille à la plus petite de Frigolet mesurant 0m,60 de largeur et en hauteur 2m,60, (avec la petite galerie de 0.50, 3m,10) __ Vient encore à la suite une petite plate-face ayant 2m,70 de hauteur et 0.33 de largeur. Enfin la plus petite des tourelles mesurant 4m,50 de hauteur flèche comprise, sur 0.60 de largeur.

Ainsi, les 5 plates-faces formant la montre de Frigolet ont été conservées conformément aux désirs de mon vénéré prédécesseur, mais l'étendue en largeur au lieu de 3m.60 arrive dans la montre actuelle à 12m,85 avec ses 6 tourelles et ses 15 plates-faces. Les dimensions des tourelles ayant été déterminées dans les proportions les plus rigoureuses, l'oeil n'est nullement choqué et ne distingue pas même ce qui faisait partie de la montre de Frigolet, de ce qui la complète dans la montre actuelle; l'harmonie la plus symétrique règne dans l'ensemble; le plan de la montre étant exécuté en encorbellement aux deux extrémités, on dirait que l'instrument tantôt monte vers le ciel et tantôt en descend; c'est bien l'orgue des anges qui ne devrait être touché que par la main d'un ange et qui hélas est exposé à être profané de toute manière, au point que l'Eglise loin d'être l'écho des harmonies célestes est transformée parfois en salle de théâtre. Pour loger l'instrument le projet de percer le mur du fond et de construire la cage en dehors fut adopté après bien des hésitations. Le mur a 1m,14 d'épaisseur, la grande rosace menaçait ruine; au-dessous le vide de l'ancienne fenêtre à 3 ou 5 meneaux avait été comblé en mauvaise maçonnerie, et je proposais de faire à la hauteur de 6 mètres du sol, une ouverture ogivale du tiers de la largeur du mur, c.à.d. de 7 mètres avec même hauteur, plus au niveau du sol une seconde ouverture ogivale, de 3m de largeur et de 4m,50 de hauteur. Je dus prendre sur moi la responsabilité de ce travail. Afin de tourmenter le mur le moins possible, je commis volontairement la faute de faire l'arc brisé à l'ouverture supérieure, à lancette c.à.d. dans la forme aigue, sachant d'ailleurs que la montre de l'orgue la couvrirait entièrement, ce qui n'aurait pas eu lieu (et ç'eût été très disgrâcieux) si je lui avais donné la forme tertiaire qui règne dans l'architecture de l'Eglise, et que je n'ai pas manqué de donner à l'arceau inférieur destiné à être vu. Au moment où ce travail fut terminé et pendant que j'achevais au petit séminaire et avec l'aide d'un menuisier très habile de Pamiers la construction de la montre et de la galerie de la tribune, on m'apprit que M. Garrigou de passage à Mirepoix avec la commission archéologique du département, en entrant dans l'Eglise avait traité de mazette l'architecte qui s'était permis d'ouvrir l'arceau à forme aigue. On sait que les grands savants du jour, plus prompts à blâmer qu'à louer les oeuvres dont ils ne sont pas les auteurs, se jugent infaillibles dans leurs appréciations, et cependant ce n'est pas seulement une fois qu'ils marchent peut-être à côté de la vérité. Ceci soit dit sans rancune, car j'en ris encore.

Si je n'avais pas eu d'autres épreuves à essuyer, j'en aurais été quitte franchement à trop bon compte. Les oeuvres de Dieu si petites soient-elles doivent recevoir le baptême de la contradiction; ce n'est qu'à ce prix qu'elles portent le cachet de Dieu et que finalement elles réussissent. Il faut avoir aujourd'hui une forte trempe d'énergie et de longanimité, être armé surtout de patience quand on est contraint de se trouver en face d'hommes aux quels faisait allusion le prophète qui s'en plaignait en ces termes: Imposuisti, Domine, homines super capita nostra! __ Les grandes difficultés vinrent de M.M. Puget. Ils ne me pardonnèrent pas d'avoir jugé leurs plans, soit de la montre de l'orgue, soit de la galerie de la tribune, pas assez dignes de l'Eglise de Mirepoix; ils furent surtout jaloux de la confiance que me témoignait M. Gaston en donnant la préférence aux miens; ils travaillèrent sans relâche de tous leurs efforts à la détruire, et ils y auraient réussi assurément, si en 1886 la Providence dont je suis l'enfant gâté n'avait donné à Monseigneur la bonne inspiration de me décharger de la direction du petit séminaire, ce qui me facilita le moyen de diriger sur place la pose de la montre et de la galerie durant un séjour que je ne croyais d'abord ne devoir être que d'un mois et qui se prolongea durant 14 mois, c.à.d. jusqu'à la mort de mon vénéré prédécesseur, pour le continuer depuis tant qu'il plaira à Dieu. Dans mes rapports avec ces Messieurs, j'ai toujours agi avec autant de courtoisie que de franchise. J'ai suivi exactement les dimensions qu'ils m'ont fournies, je les ai même un peu forcées pour loger les 20 jeux de l'orgue; ils ont prétendu plus tard que l'emplacement était insuffisant et qu'il fallait ou refaire ou avancer la galerie deux choses impossibles. Le tiers de la galerie de la tribune (7 mètres) avance déjà de 2m.30: les deux autres parties (7 mètres de chaque côté) avancent de la moitié c.à.d. de 1m,15. Ces dimensions ont été sérieusement étudiées au point de vue de l'art et de la solidité. Le plafond est formé de carrés parfaits de 1m,15 de côté; il est à regretter que la lumière n'en favorise pas assez l'aspect. Quel travail s'il avait fallu le refaire selon les désirs de ces Messieurs! Ayant à garnir 4 tourelles et les plates-faces ajoutées à la montre, de tuyaux postiches, je les priai de me livrer les vieux tuyaux qu'ils pouvaient avoir dans leurs ateliers; ils me répondirent que l'oeil en serait trop choqué, les tuyaux de Frigolet étant encore neufs. Leur ayant demandé si dans un but d'économie on ne pourrait pas faire fabriquer des tuyaux en fer blanc qu'on étamerait ensuite: Si vous dépariez ainsi, me répliquèrent-ils, notre orgue, la première opération que nous ferions en allant le poser, ce serait d'enlever ces tuyaux de descente et de vous les jeter au milieu de l'Eglise. En présence de leur mauvaise volonté et voulant mettre tous les torts de leur côté, j'écrivis au Directeur de l'art chrétien à Munich qui m'avait fourni quelques belle statues. Il m'indiqua un facteur d'orgue, très consciencieux, à qui je demandai les tuyaux postiches en étain. Je vous les fournirai bien me répondit-il, mais vous les payerez naturellement moins cher en vous adressant au fabricant en gros qui les fournit en Europe à beaucoup de maisons. La commande fut faite immédiatement; les caisses furent expédiées à Mirepoix et déposées à la tribune de l'orgue. M. Maurice Puget le moins poli et le plus emporté des deux frères, averti par M. le curé que tout était prêt à recevoir l'orgue, vint s'assurer que l'emplacement était parfaitement aménagé d'après les dimensions données par lui. Il resta un moment ébahi devant cette montre étalant ses 6 tourelles et ses nombreuses plates-faces et produisant un effet qu'il n'avait point soupçonné. Que voulez-vous mettre dans ces niches, me dit-il, des statues? _ Non, des tuyaux postiches __ Alors je vais prendre les dimensions pour en commander la fabrication __ Ce n'est pas la peine, ils sont là dans ces caissons; je n'ai pas été le bienvenu quand je me suis adressé à vous; vous avez contrecarré sans cesse mes vues au lieu de les seconder. Je me suis adressé ailleurs; les tuyaux sont en bon étain, ils s'harmoniseront avec ceux de Frigolet. A ces mots l'orage éclate: on n'a point confiance en nous, on nous ôte le pain de la bouche pour le donner aux étrangers, nous ne nous occupons plus de l'orgue, nous allons le renvoyer, les dimensions données n'ont pas été observées, il est impossible de loger tous les jeux notamment le 16 pieds dans le nouvel emplacement, il faut qu'il soit modifié etc... M. le Curé était dans tous les états, au point que si je n'avais été là, il se serait livré pieds et poings liés aux mains de M. M. Puget. Au fond la tempête n'était qu'un jeu de comédie. Nous étions prêts et ils ne l'étaient pas. L'orgue de Frigolet construit par leur père avait surtout deux jeux ravissants que les amateurs d'harmonie allaient entendre aux grandes cérémonies de Frigolet, la flûte et la clarinette. Or la clarinette ne paraissait pas dans la copie de la police écrite sur le registre de la Fabrique le 1er 8bre 1882 des mains de M. Puget. M. le Curé dut la réclamer, car je vois le mot clarinette écrit de sa propre main, au crayon, au-dessous de la nomenclature des 20 jeux. Plus tard, (ceci m'a été raconté par M. l'abbé Figarol, alors curé de Portes, originaire de l'Archidiocèse de Toulouse et incorporé par Mgr Belaval dans le diocèse de Pamiers), un des parents de M. l'abbé Figarol, ami de M. M. Puget, venu à Portes à l'occasion d'une cérémonie funèbre aurait tenu ce propos: J'ai assisté la semaine dernière à un brillant concert donné dans la salle de l'exposition à Toulouse par M. M. Puget. Là a été inauguré un orgue de 10 jeux destiné à la chapelle de l'école Fénelon, et dont on a admiré la finesse et la pureté d'expression: il est vrai que cet orgue se composait des plus beaux jeux de l'orgue de Frigolet. ____ Mais l'orgue de Frigolet, dit un des prêtres voisins, c'est M. le Curé de Mirepoix qui en a fait l'acquisition. ___ Oh! M. le Curé de Mirepoix! On lui fera passer les jeux qu'on voudra. M. le Curé ayant enfin compris que M. M. Puget ne méritaient point sa confiance demanda la résiliation du contrat. Un procès s'en suivit après des instances réitérées et toujours repoussées avec une insolence croissante par ces M. M. Sur ces entrefaites arriva la mort de M. Gaston. M. M. Puget pensant comme moi que le gouvernement m'ayant refusé son agrément pour l'archiprêtré de St Girons, l'administration diocésaine ne songerait pas à moi pour le doyenné de Mirepoix, écrivirent au conseil de Fabrique, avec prière de leur faire connaître dès sa nomination le nom du nouveau doyen, afin de se mettre en relation avec lui et de mener à bonne fin, comme ils en donnaient cette fois l'assurance, la question de l'orgue que des circonstances fâcheuses indépendantes de leur bonne volonté avaient enrayée.
Aussi grande que ma surprise fut leur déception quand parut ma nomination. Le procès me tombait sur les bras. M. M. Puget prétendant que l'emplacement de l'orgue était insuffisant, le tribunal ordonna une expertise qui se fit attendre. Comprenant que le procès traînerait en longueur dans l'espoir de lasser ma patience, j'ai proposé un arrangement à l'amiable : moyennant
...../.......
mais pour la mener à bonne fin, ce qu'il m'a fallu d'énergie, de patience, et même de force d'inertie et de silence, en face de toutes les difficultés que j'ai eu à vaincre, de toutes les luttes que j'ai eu à soutenir durant l'année qui a précédé ma nomination de doyen et les quatre années qui l'ont suivie, le détail en serait trop long, et plus fatiguant pour vous à lire que pour moi à écrire. Arrêtons-nous là.

Que je vous dise pourtant avant de clore cette interminable lettre que le Frère Vidal de Mirepoix, attaché au pensionnat des Frères des Ecoles Chrétiennes de Toulouse, nous a fait dernièrement une petite visite. J'en ai profité pour le prier de reproduire en photographie le plan du buffet et de la galerie de l'orgue, que je conserve. Il a consenti à prendre en même temps la photographie du portrait de Mgr Chamflour, ainsi que mon buste revêtu du rochet et du camail de chanoine. Sitôt qu'il en aura développé le cliché, il m'en enverra un exemplaire que je vous ferai passer sans retard.

En attendant, agréez bien cher confrère et ami, la nouvelle assurance de tout mon dévouement en N.S.


Barbe, curé
(*) La 1ère des 5 plates-faces mesurait 4 mètres 40 de hauteur sur 1m.20 de largeur; les deux adjacentes chacune 3m.80 de hauteur sur 0m.60 de largeur; enfin les deux petites, chacune à la suite 2m.60 de hauteur sur 0m.60 de largeur (largeur totale 3.60 plus l'addition de la galerie trilobée 0.50m plus les clochetons ayant 0.60 de hauteur sur les montants des angles que je n'ai pas comptés.


Extrait du livre de comptes de la paroisse :

livre des dépenses de la paroisse

Plaquette promotionelle des frêres Link :





Plaquette retrouvée dans l'orgue :